Zones humides

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Inventaire des Zones humides* de la Martinique

— Mots-clés associés : Zones humides*

La situation préoccupante des zones humides à travers le monde a conduit en 1971 à la signature de la convention de Ramsar qui vise à promouvoir une politique cohérente de conservation des zones humides à l’échelle mondiale. En France, suite au rapport du Préfet Bernard, un plan d’action gouvernemental a été défini, tandis que la modification de la loi sur l’eau de 1992 préconisait à travers les SDAGE* une gestion équilibrée de la ressource en eau qui vise notamment à assurer une préservation des zones humides.

C’est pourquoi le Parc* Naturel Régional de la Martinique a réalisé, avec l’aide financière de l’Etat (DEAL, ex DIREN), cet inventaire des zones humides de la Martinique dans l’objectif de mieux connaître et caractériser ces zones encore mal connues et de conduire ensuite un programme concerté de protection et de gestion intégrée.

Ce programme devra répondre notamment aux enjeux de ces zones en terme hydrologique (atténuation des inondations, protection des rivages contre l’érosion, stabilisation de la sédimentation du littoral), de biodiversité (faune, flore et paysages), de fonctions économiques et socio-culturelles (chasse, pêche, loisirs de plein air) et prendre en compte la vulnérabilité de chacuns de ces milieux naturels et les menaces qui pèsent sur eux.

Cet inventaire est constitué des fichiers suivants :

  • Des annexes comprenant des textes de références, la typologie SDAGE* et une liste des espèces observées,

1230 zones humides ont été identifiées cartographiquement parmi lesquelles 154 ont été inventoriées. L’accès aux cartes et aux données des 154 zones inventoriées est disponible par :

  1. commune
  2. type de zones humides

Vous pouvez également visualiser cette atlas des zones humides de la Martinique au travers d’une carte dynamique.




 

Glossaire des mots associés à la page

Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE)

Document de planification de la gestion de l'eau établi pour chaque bassin ou groupement de bassins, qui fixe les orientations fondamentales permettant de satisfaire à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, détermine les objectifs assignés aux masses d'eau et prévoit les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux, pour prévenir la détérioration de l'état des eaux et pour décliner les orientations fondamentales. Les SDAGE, approuvés pour la première fois en 1996 en application de la loi sur l'eau de 1992, ont été mis à jour fin 2009 pour répondre aux exigences de la directive cadre sur l'eau (DCE). Ils incluent désormais les plans de gestion prévus par cette directive. Le SDAGE est élaboré et adopté par le comité de bassin, et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin. Le secrétariat technique de bassin constitue l'instance technique en charge de rédiger les éléments constitutifs du SDAGE. Il est établi pour la durée d'un cycle de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et est accompagné d'un programme de mesures qui identifie les mesures clefs permettant d'atteindre les objectifs définis. Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l'eau ainsi que les schémas départementaux de carrières (SDC) doivent être compatibles, ou rendus compatibles, avec les dispositions du SDAGE. Les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les cartes communales doivent être compatibles, ou rendus compatibles dans un délai de trois ans, avec les orientations fondamentales et les objectifs de qualité et de quantité définis par le SDAGE.

Parc
Aire maritime de l'estran ayant fait l'objet d'une concession de cultures marines pour l'exercice d'une activité conchylicole. La durée de la concession est de 35 ans.
Zone humide (ZH)
Zone où l'eau, douce, salée ou saumâtre, est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée. Les zones humides sont alimentées par le débit du cours d'eau et/ou par les remontées de nappes phréatiques et sont façonnées par l'alternance de hautes eaux et basses eaux. Il s'agit par exemple des ruisseaux, des tourbières, des étangs, des mares, des berges, des prairies inondables, des prés salés, des vasières, des marais côtiers, des estuaires. Ces zones sont des espaces de transition entre la terre et l'eau (ce sont des écotones). La végétation présente a un caractère hygrophile (qui absorbe l'eau) marqué. Comme tous ces types d'espaces particuliers, il présente une forte potentialité biologique (faune et flore spécifique) et ont un rôle de régulation de l'écoulement et d'amélioration de la qualité des eaux. La convention de Ramsar a adopté une optique plus large pour déterminer quelles zones humides peuvent être placées sous son égide. Les zones humides sont « des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas six mètres ».