Eaux souterraines

Les eaux souterraines

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11 mai 2011
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forage eau souterraine - photo BRGM

L’exploitation des ressources souterraines du bassin pour la production d’eau potable est encore faible mais elle est amenée à se renforcer (la diversification de la ressource fait partie des objectifs du SDAGE*). Les eaux souterraines de Martinique font l’objet d’un suivi qualitatif et quantitatif par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), à la demande du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.


Le suivi quantitatif, initié en 2003, doit permettre une gestion durable de la ressource dont l’exploitation est amenée à se développer. Il s’agit de vérifier l’équilibre entre les prélèvements pour la production d’eau potable et la recharge naturelle des nappes. Pour cela, le niveau des nappes, appelé niveau piézométrique, est relevé automatiquement toutes les heures, sur 33 points d’observation.

Vous pouvez accéder aux données brutes validées sur le site http://www.ades.eaufrance.fr/
Le suivi qualitatif, initié en 2004, poursuit deux objectifs :
  • une meilleure connaissance de la qualité naturelle des eaux souterraines et leur vulnérabilité vis-à-vis des pollutions,
  • le suivi des contaminations liées aux activités humaines.
    Pour cela, les ions majeurs et certains métaux sont analysés sur 35 stations et la présence de produits phytosanitaires est recherchée sur environ 10 d’entre elles, deux fois par an.
    Les cartes et rapports annuels édités par le BRGM [1] sur la qualité des eaux souterraines sont disponibles au téléchargement :

Comme pour les cours d’eau, un réseau de surveillance doit être mis en place à partir de 2007 pour suivre l’état général des masses d’eau souterraines, sur le plan qualitatif et quantitatif, et son évolution sur le long terme. Concernant le suivi qualitatif, deux campagnes de mesure seront réalisées chaque année sur une vingtaine de sites. La surveillance quantitative s’appuiera sur le réseau piézométrique actuel, auquel s’ajoutera à terme le suivi des points de prélèvement utilisés pour la production d’eau potable.


Le Système d’Information Régional sur les eaux souterraines de la Martinique (SIESMAR)

En contexte insulaire et tropical, sur un territoire restreint avec une très forte densité de population, à forts enjeux économiques, sociaux et environnementaux, la Martinique est et sera de plus en plus confrontée à la nécessité d’une gestion extrêmement rigoureuse de ses ressources naturelles. L’eau en fait partie.

Dans cette optique, la Région a souhaité dès 2004 avoir une information aussi précise que possible à l’échelle régionale de la ressource en eau souterraine disponible très peu exploitée. Aussi, en partenariat avec le BRGM qui en a assuré la réalisation, et le soutien de la DIREN, la Région a entrepris à partir de 2005 l’élaboration d’un Système d’Information Régional sur les Eaux Souterraines de Martinique (SIESMAR).

L’objectif général du projet est d’organiser, synthétiser et contribuer à améliorer significativement la connaissance régionale patrimoniale des ressources en eau souterraine de Martinique, et de le porter à connaissance en vue de leur mise en valeur raisonnée.

Il a donné lieu à plusieurs phases de travaux et autant de résultats :

  • Identification cartographique (localisation) des formations géologiques susceptibles, de par leurs caractéristiques, d’être aquifères, (juin 2007).
  • Evaluation quantitative des ressources potentielles en eaux souterraines (juin 2007).
  • Caractérisation de la qualité naturelle des eaux souterraines (aout 2008).
  • Evaluation de la vulnérabilité des systèmes potentiellement aquifères (aout 2008).
  • Synthèse cartographique permettant différents types de zonages en relation avec des objectifs de gestion et d’aménagement du territoire (aout 2008)
  • Synthèse et perspectives de mise en valeur et de gestion durable des eaux souterraines (sept. 2008)

[1] Bureau de Recherche Géologique et Minière




 

Glossaire des mots associés à la page

Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE)

Document de planification de la gestion de l'eau établi pour chaque bassin ou groupement de bassins, qui fixe les orientations fondamentales permettant de satisfaire à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, détermine les objectifs assignés aux masses d'eau et prévoit les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux, pour prévenir la détérioration de l'état des eaux et pour décliner les orientations fondamentales. Les SDAGE, approuvés pour la première fois en 1996 en application de la loi sur l'eau de 1992, ont été mis à jour fin 2009 pour répondre aux exigences de la directive cadre sur l'eau (DCE). Ils incluent désormais les plans de gestion prévus par cette directive. Le SDAGE est élaboré et adopté par le comité de bassin, et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin. Le secrétariat technique de bassin constitue l'instance technique en charge de rédiger les éléments constitutifs du SDAGE. Il est établi pour la durée d'un cycle de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et est accompagné d'un programme de mesures qui identifie les mesures clefs permettant d'atteindre les objectifs définis. Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l'eau ainsi que les schémas départementaux de carrières (SDC) doivent être compatibles, ou rendus compatibles, avec les dispositions du SDAGE. Les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les cartes communales doivent être compatibles, ou rendus compatibles dans un délai de trois ans, avec les orientations fondamentales et les objectifs de qualité et de quantité définis par le SDAGE.