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44,2% des eaux surface en bon état écologique

21 novembre 2018

La connaissance des milieux aquatiques et de leur état constitue le socle d’une gestion adaptée. Les efforts de surveillance, accrus depuis l’adoption de la directive cadre sur l’eau (DCE*) en 2000, permettent progressivement d’affiner le bilan. Dans quel état sont les rivières, les lacs, les estuaires et les nappes souterraines de France ?

Avec le développement des méthodes et connaissances scientifiques et techniques, la notion de qualité des eaux s’est progressivement transformée en qualité des milieux aquatiques, en considérant également l’ensemble des espèces animales et végétales qui vivent dans l’eau ainsi que leurs habitats. Ainsi, l’état des eaux de surface (rivières, lacs, eaux littorales) est désormais évalué en prenant en compte :
• l’état écologique des écosystèmes aquatiques associés, apprécié à partir d’éléments de qualité biologique (faune et flore), d’éléments de qualité hydromorphologique (morphologie et dynamique des rivières) et d’éléments de qualité physico-chimique (température, pH, etc.) ;
• l’état chimique de l’eau, apprécié à partir de mesures de concentrations de familles de substances : pesticides, métaux, HAP*, etc.

Ainsi en 2016, 44,2% des masses d’eau de surface sont évaluées en bon ou très bon état écologique, et 62,9% d’entre elles sont en bon état chimique.

Le dernier bulletin eaufrance présente l’état des eaux de surface et des eaux souterraines de l’ensemble du territoire d’après les données rapportées en 2016 à la Commission européenne.


Sur www.rapportage.eaufrance.fr, retrouvez les données rapportées à la Commission européenne en 2016.

Sur www.cartograph.eaufrance.fr, consultez les cartes dynamiques présentant l’état des eaux de surface et l’état des eaux souterraines.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.

Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP)
Groupe de plus de 100 composés organiques différents constitués de plusieurs anneaux de benzène. Certains d'entre eux sont persistants et cancérigènes. Les hydrocarbures aromatiques polycliques, plus connus sous le sigle HAP, sont généralement formés lors de la combustion incomplète de charbon, de pétrole, de gaz, de déchets ou d'autres substances organiques.