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Réunion : des cours d’eau de bonne qualité, qui restent à surveiller

20 octobre 2017

Les « Chroniques de l’eau Réunion » proposent aux acteurs de l’eau et aux usagers une analyse conjoncturelle de la ressource en eau, des milieux aquatiques et de leurs usages dans le bassin de la Réunion. Le dernier numéro montre que la qualité physico-chimique de la ressource en eau continentale est globalement bonne, mais que sa dégradation reste à surveiller.

La directive-cadre européenne sur l’eau (DCE*) distingue l’évaluation de la qualité des eaux brutes selon un état écologique et un état chimique. La dernière édition des « Chroniques de l’eau Réunion » s’attarde sur l’état physico-chimique et chimique des cours d’eau et des aquifères du bassin, selon la grille d’évaluation DCE* et sur la base de critères plus discriminants prenant en compte les enjeux du contexte réunionnais. Les résultats présentés dans le bulletin sont issus des réseaux d’observation de l’Office de l’Eau de la Réunion, composés de 32 stations pour les cours d’eau et de 44 stations pour les eaux souterraines.

La qualité des cours d’eau et des aquifères est satisfaisante. En rivière, 27 stations traduisent un état satisfaisant, 4 stations sont en état moyen et 1 station est en état médiocre. Pour les eaux souterraines, l’état qualitatif est bon sur 71% des points suivis. Certains cours d’eau présentent néanmoins des contaminations récurrentes d’origine urbaine ou agricole mises en évidence par la présence de micropolluants et de nutriments sur les zones aval de plusieurs bassins versants. Les tendances à la dégradation à certains endroits perdurent ainsi que les contaminations persistantes à certains types de polluants (notamment les pesticides).

- Accéder aux « Chroniques de l’eau Réunion »


Sur www.naiades.eaufrance.fr, accéder aux données sur la qualité des eaux de surface.

Sur www.rapportage.eaufrance.fr, accéder aux informations sur la Directive*-cadre sur l’eau.

Sur www.eaufrance.fr, accéder aux données sur les bassins.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.

Directive
Acte juridique adressé aux Etats membres qui fixe des objectifs sans prescrire par quels moyens ces objectifs doivent être atteints. Les Etats destinataires ont donc une obligation quant au résultat mais sont laissés libres quant aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. A l'initiative de la Commission, la cour de justice des communautés européennes peut sanctionner les Etats qui ne respecteraient pas leurs obligations.